Le gouvernement indonésien a refusé, à ce stade, de répondre favorablement aux demandes des compagnies aériennes visant à relever les plafonds des tarifs domestiques, malgré une forte hausse de leurs coûts d’exploitation.
Les transporteurs, par l’intermédiaire de leur association professionnelle (INACA), ont sollicité une augmentation d’environ 15 % des plafonds tarifaires ainsi que des surtaxes carburant, invoquant l’envolée des prix de l’énergie et la pression sur leurs finances.
Cette hausse des coûts s’explique notamment par le renchérissement du carburant aérien, dont le prix a fortement progressé dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. Le kérosène représente jusqu’à environ 35 % des dépenses opérationnelles des compagnies, ce qui rend leur modèle économique particulièrement sensible aux fluctuations du pétrole.
À cela s’ajoute un facteur monétaire : une large part des coûts du secteur aérien est libellée en dollars, tandis que les revenus sont perçus en roupies indonésiennes, dont la dépréciation récente accentue la pression financière sur les compagnies.
Malgré ces difficultés, les autorités indonésiennes privilégient pour l’instant la protection des consommateurs. Le gouvernement indique vouloir prendre en compte plusieurs critères avant toute décision, notamment le pouvoir d’achat, la stabilité du secteur et la qualité du service.
Les plafonds tarifaires actuellement en vigueur reposent sur des réglementations anciennes, remontant à 2019 pour les prix des billets et à 2023 pour les surtaxes carburant.
Dans ce contexte, Jakarta adopte une position prudente, cherchant à trouver un équilibre entre la viabilité économique des compagnies aériennes et l’accessibilité du transport pour les passagers, alors que la volatilité des marchés énergétiques continue de peser sur l’ensemble du secteur aérien mondial.